Message du SNESUP aux enseignant.e.s-chercheur.e.s de l’URCA sur le suivi de carrière

Reims, le 16 mars 2017

Vous avez reçu, ou allez recevoir, un courrier du Président vous invitant à déposer sur l’application ALYA votre dossier pour le suivi de carrière.

Le SNESUP est opposé au suivi de carrière, non par principe, mais parce que :

  • les finalités de cette procédure ne sont pas claires ;
  • ce dispositif ne respecte pas un caractère volontaire et confidentiel.

L’avis émis par les sections CNU est constitué d’une partie destinée exclusivement à l’enseignant-e-chercheur-e et d’une autre destinée à l’établissement. A ce jour, n’avons aucune information du traitement que la Présidence de l’URCA entend réserver aux avis ainsi formulés.

Comme d’autres organisations syndicales, le SNESUP a appelé les sections CNU à ne pas mettre en œuvre le suivi de carrière. De nombreuses sections ont suivi ce mouvement, la liste des sections qui se sont exprimées auprès du SNESUP est disponible ici : Motions de sections CNU sur le suivi de carrière

Le SNESUP encourage les collègues :

  • à ne pas déposer de dossier ;
  • ou à remplir un dossier-type.

Nous rappelons que si, le dépôt des dossiers est affiché comme obligatoire, le non dépôt ne peut faire l’objet de sanctions.

Vous trouverez en suivant le lien ci-contre la position du SNESUP : Suivi de carrière : communiqué du SNESUP-FSU aux syndiqué.e.s et à l’ensemble des collègues enseignant.e.s-chercheur.e.s

SNESUP Info – Février 2017 – À quand la fin de la logique uniquement comptable à l’URCA ?


SNESUP info – Février 2017


À quand la fin de la logique uniquement comptable à l’URCA ?

Depuis plusieurs mois, le Président met en œuvre son projet, sur la base d’une logique comptable, bien loin de toutes les préoccupations en termes de service public.

Si les premières décisions ont eu pour prétexte le plan de retour à l’équilibre financier, ce dernier ne suffit plus à justifier les décisions actuelles. La construction de la campagne d’emplois et le cadrage imposé pour les formations illustrent le manque d’ambition pour l’URCA.

Une campagne d’emplois partisane ?

La campagne d’emplois, votée en décembre 2016, a été construite en l’absence de tout dialogue avec les composantes et avec les unités de recherche. La seule justification des choix est celle d’un angle comptable. Le manque de concertation donne le sentiment de décisions prises de manière partisane, dans une logique de calcul sans se préoccuper des besoins en enseignement et en recherche. L’attribution d’emplois à des équipes non labellisées, issues de scissions avec des unités de recherche, donne l’impression d’une récompense à l’individualisation, plutôt qu’au travail mené dans un cadre collectif, de la satisfaction des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général. La loi relative aux libertés et responsabilités des universités trouve ainsi un exécutant docile.

Une accréditation des formations sous le seul tropisme financier ?

La même logique comptable se retrouve dans le cadre donné par la Présidence pour la construction des projets de diplômes de la prochaine accréditation. Le cadrage pourrait se résumer au rapport H/E, et à des enveloppes d’heures octroyées par composante, assorties de planchers à atteindre et de plafonds à ne pas dépasser par diplôme. Quels critères ont été adoptés pour calculer ces enveloppes ? Comment les rapports H/E ont-ils été fixés ?

Conscientes des efforts nécessaires, les équipes pédagogiques se sont mobilisées pour continuer à offrir des formations de qualité, mais se retrouvent souvent à construire des projets en comptant des heures et des ECTS, plutôt qu’à mettre en avant des choix pédagogiques.

Quelle carte des formations pour notre université ?

Dans certaines composantes, le respect des enveloppes conduirait inévitablement à des fermetures de diplômes. Puisque le travail se fait au sein des composantes sur la base d’une enveloppe distribuée, la charge est donnée aux directeurs et directrices de composantes de procéder aux arbitrages parmi leurs formations. N’est-ce pas plutôt au président d’assumer ses responsabilités et les conséquences de sa politique en soumettant aux instances de l’université une liste de filières à fermer ? La carte de formation est intrinsèquement liée à l’activité des unités de recherche. L’existence de telle ou telle formation dans la région a un impact pour la population dans la région. C’est donc un choix d’établissement dont la responsabilité ne peut incomber aux seuls directeurs et directrices de composantes. Mais, au regard de l’absence de dialogue avec les responsables concernés, sans un échange sur les choix stratégiques opérés, comment ne pas craindre que la présidence opère des coupes franches dans les formations des composantes qui ne rentrent pas dans l’enveloppe ?

Pour un financement public à la hauteur de nos missions

Le SNESUP appelle à la mobilisation et à l’unité pour exiger du gouvernement qu’il alloue à l’université les moyens nécessaires à l’exercice de ses missions et nous proposons la tenue d’assemblées générales dans chacune des composantes de l’URCA. Il rejoint en cela l’appel du SNPREES-FO. De même nous invitons les collègues de l’UFR Sciences à participer à l’AG qui se tiendra, à l’initiative du conseil de gestion de leur composante, le jeudi 16 février à 12h15 en amphi 2.


MOBILISONS-NOUS POUR NOUS FAIRE ENTENDRE ET GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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SNESUP info – Décembre 2016


SNESUP info – Décembre 2016


100 millions d’euros pour accompagner l’augmentation des effectifs étudiants. Et l’URCA ?

La répartition des 100 M€ pour accompagner l’augmentation des effectifs étudiants a été annoncée par le Ministère le 16 novembre dernier. A ce titre, l’URCA recevra 2,295 M€ d’euros sur sa dotation 2017. Elle pointe ainsi au 8ème rang sur 131 des montants attribués. Comment l’Université va-t-elle utiliser cet argent ?

Selon le Président, l’impact de la hausse des effectifs sur les difficultés budgétaires était minime : Le ministère accorde-t-il ce financement supplémentaire pour récompenser le déficit lié à une « mauvaise gestion » de l’équipe présidentielle précédente ? Ou est-ce bien plutôt pour pallier une hausse des effectifs qui a engendré une pression budgétaire insoutenable à l’URCA, comme au sein de bien d’autres universités ?

En cette période, de nombreuses questions se posent :

  • Est-ce que les mesures imposées par la présidence lors de cette rentrée universitaire, basées principalement sur une gestion comptable et risquant d’aboutir à une baisse des effectifs, menacent la pérennité des 2,295 millions accordés par le ministère à l’URCA ?
  • Est-ce que la répartition et l’utilisation de cet argent seront discutées dans les différents conseils centraux de l’université?
  • Quelles seront les priorités ?
  • Aurons-nous une véritable campagne d’emplois à la mesure de ce nouveau contexte budgétaire ? Nous sommes en décembre et nous n’avons aucune nouvelle de cette campagne.

Quelle ambition et quelle politique pour notre université ?

Face à une logique exclusivement comptable, on peine à identifier la vision politique et l’ambition pour l’URCA.

Dans le champ de la recherche qui paie un bien lourd tribut au dogme du retour à l’équilibre, la présidence joue-t-elle vraiment son rôle de soutien ? Au-delà de l’affichage de deux pôles de recherche censés devenir les fleurons de l’établissement, quelle est la stratégie envisagée pour les 4/5ème de nos unités de recherches si ce n’est celle d’un encouragement à l’émiettement dans la grande région. Pour illustration, la seule stratégie envisagée en SHS est celle d’un rapprochement avec le réseau des MSH du Grand Est sans même finaliser le projet de la SFR Gaston Bachelard.

En cette période de visites des comités de l’HCERES pour l’évaluation de nos unités de recherche, certains collègues se sont sentis délaissés par les représentants de nos instances universitaires censés défendre leurs projets.

De nombreuses interrogations se portent également sur le contour des futures écoles doctorales. Quel sera leur nombre et quelles formations doctorales regrouperont-elles ?

Fonctionnement et organisation de l’URCA ?

Est-ce que nos différents conseils centraux auront vocation à jouer leurs rôles ? Différents évènements récents laissent en effet penser que la consultation des conseils centraux n’est pas une priorité du Président. Ainsi, a-t-il omis de présenter le rapport d’évaluation des Ecoles Doctorales à la Commission Recherche, avant le Conseil d’Administration !

Enfin, la restructuration des services centraux administratifs par la présidence manque cruellement de clarté et de cohérence : jusqu’où ira la valse des chefs de service qui traduit un manque de stabilité et amène les personnels à s’inquiéter quant au bon fonctionnement de leur structure de travail ?

Dans notre ministère, la précarité est massive, les rémunérations sont inférieures de 30 à 40% par rapport aux autres secteurs de la fonction publique d’État, les carrières sont à la traîne. Les suppressions d’emplois et la restructuration en cours fragilisent les personnels et dégradent les conditions de travail. Les directions d’établissements refusent de débattre de cette dégradation et empêchent les CHSCT de jouer leur rôle. Le ministère tarde à ouvrir des négociations avec les organisations syndicales sur les carrières et reste à ce jour aux abonnés absents pour répondre à nos revendications.

MOBILISONS-NOUS POUR NOUS FAIRE ENTENDRE ET GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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Assemblée générale ouverte à tous

Chère/Cher Collègue,

Vous êtes invité-e à participer à :

Assemblée générale ouverte à tous

Rencontre avec les élus dans les conseils de l’URCA et de la COMUE

des listes « Au Service de l’URCA » soutenues par le

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Lundi 7 novembre 2016 de 18h à 20h

Campus Moulin de la Housse – bâtiment 17 – 2ème étage – salle 1720

Plan du campus du Moulin de la Housse (pdf – 112ko)

Cette assemblée générale sera l’occasion de partager des informations sur :

  • la rentrée universitaire ;
  • la vie des conseils de l’Université (et notamment les problèmes rencontrés par les élus) ;
  • les éléments de cadrage du quadriennal sur lesquels des informations commencent à arriver (documents d’orientation stratégique de l’Université, cadrage des diplômes et des maquettes) ;
  • l’évolution de la situation budgétaire de l’Université ;
  • la COMUE.

Jusqu’où ira la Présidence dans l’application aveugle et à marches forcées du plan de redressement imposé par l’État ?


SNESUP info – Octobre 2016


« Notre méthode : une approche ascendante dans la construction de grands projets et une gouvernance associative, décentralisée et simplifiée »

(Programme mars 2016 de la liste « Ensemble » dirigée par le Président)

Entre suspicions vis-à-vis des enseignants et paradoxes, quelles conséquences pour l’enseignement et la recherche ?

On attend toujours que la Présidence et le Rectorat nous communiquent le diagnostic de l’IGAENR (mais existe-t-il ? on finit par en douter…) et la méthode de calcul permettant d’éclairer les raisons réelles du déficit. S’il existait des abus, ce qu’aucun d’entre nous ne saurait approuver, toute équipe de direction se devait de les corriger, mais manifestement le cœur du problème budgétaire n’est pas là.

Une rentrée et déjà les personnels épuisés !

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Mobilisation contre l’expulsion de Thierno Baldé étudiant en Licence Économie-Gestion à l’URCA

Thierno Baldé est étudiant en Licence Économie-Gestion à la Faculté de Sciences Économiques, Sociales et de Gestion de l’URCA.

Guinéen, il fait l’objet d’un risque éminent d’expulsion.

Sa situation a été relatée par les médias locaux :

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Communiqué du SNESUP concernant la fermeture de la licence de psychologie à distance de l’Université de Reims Champagne-Ardenne

La presse a été alertée par des étudiants de psychologie (filière par correspondance) de l’Université de Reims d’un mail de la présidence de lUniversité les informant le 29 août de la fermeture de cette filière, ce qui leur rend très difficile, voire impossible une inscription ailleurs.

Ceci doit être remis dans deux éléments de contexte :

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Pétition à l’attention de la Rectrice

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Madame la Rectrice,

Le Conseil d’Administration de l’Université a adopté sous la pression de vos services et des IGAENR un plan de retour à l’équilibre fondé sur un raisonnement purement comptable, et qui exonère l’État de sa part de responsabilité dans la dérive budgétaire qu’a subie l’Université.

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Petit billet d’humeur

On saura gré à la direction régionale du SGEN CFDT d’avoir clarifié les choses avec son communiqué.

C’est frappé du bon sens : on ne peut pas dépenser plus que ce qu’on a. Le seul problème c’est que cela contredit un peu notre expérience du terrain. Depuis le 1 janvier, on ne peut pas dépenser non plus l’argent qu’on a ! Par exemple, j’ai reçu le 16 juin une notification d’ouverture de crédits de recherche à hauteur de 12000 euros, à dépenser avant le 30 septembre 2016, comme si je n’avais pas de taches particulière en juin, ni une rentrée pédagogique en septembre.

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Communiqué de l’intersyndicale – Rassemblement devant le CA ce mardi

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RASSEMBLEMENT DEVANT LE CA mardi 21 juin 13h45
Faculté d’odontologie

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